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La République En Marche, ou l’écologie incantatoire…

Ce samedi 8 février, on entendait Julien Denormandie sur France Inter. Ce fringant quadragénaire, Ministre de la Ville et du Logement dans le gouvernement Philippe, membre du mouvement En Marche, promeut le concept de « ville durable ». Il s’effraie qu’aujourd’hui en France, on urbanise (un écolo aurait dit « artificialise ») l’équivalent de « 5 terrains de football par jour ». Lui veut revitaliser les centre-villes, repeupler les logements vacants, soutenir les petits commerces qui ferment.


A Créteil, En Marche présente Mehmet Ceylan, jeune attaché parlementaire du député de la 1ère circonscription, dont l’un des slogans est « une ville verte et durable ». Il veut, nous dit-il « faire de Créteil une ville référence en termes de transition écologique (…) en amenant les cantines scolaires vers le chemin du 100% bio ou local, en engageant la commune sur le chemin du zéro déchet, en favorisant l’utilisation du vélo ».


Comment compte-t-il faire cela, quelles mesures concrètes prendra-t-il s’il est élu ? Allez le lui demander parce que sur son site, on en reste au stade des bonnes intentions. Aucune mesure concrète, dans quelque domaine que ce soit, n’est détaillée. Et d’ailleurs, quoi d’étonnant ! Lui, comme le ministre Denormandie, comme le 1erministre et le président Macron se parent des atours de l’écologie parce qu’ils ont vu que cette question passait, à juste titre, au premier plan des préoccupations de nos concitoyens, qui sont aussi des électeurs.


Mais qu’ont-ils fait pour l’écologie, depuis qu’ils sont au pouvoir ?


· L’interdiction du glyphosate, herbicide en partie responsable de la disparition des oiseaux et des abeilles depuis plusieurs années ? Reportée, a dit le président Macron récemment.


· Le développement du bio et du local, à Créteil et ailleurs ? Quelle cohérence avec la signature de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil), qui devrait se traduire par le déferlement de produits OGM ou d’autres, abondamment arrosés de pesticides, sur nos marchés et dans nos grandes surfaces ?


· La revitalisation des cœurs de ville, la lutte contre l’artificialisation des sols ? Quelques millions pour aider les élus des petites villes en déshérence, mais dans le même temps le soutien aux grands groupes de distribution, la construction ininterrompue de centres commerciaux et autres hypermarchés, l’encouragement au travail du dimanche qui tuent plus sûrement les petits commerces que les millions débloqués ne les soutiennent.


· Les engagements sur le front du changement climatique ? Alors que nous n’avons plus qu’une dizaine d’années pour inverser les tendances et espérer limiter le réchauffement global moyen à 2 degrés, le gouvernement abaisse les objectifs de réduction des émissions de CO2 du pays. Il continue ainsi à privilégier le court terme et à sacrifier l’avenir, en dépit de toutes les alertes de la communauté scientifique et de la mobilisation de l’opinion publique.


· La lutte contre la déforestation, accélérateur du changement climatique ? Depuis des années, le gouvernement réduit les moyens et les effectifs de l’ONF, exige des versements toujours plus élevés de l’organisme, ce qui l’oblige à réduire la diversité des plantations et à pratiquer des coupes sombres. Voyez aussi comment le gouvernement, contre vents et marées et même sa propre majorité parlementaire, soutient le groupe Total dont la raffinerie de la Mède produit des biocarburants (les mal nommés) à l’huile de palme, responsables de la déforestation en Indonésie, Malaisie et ailleurs.


En matière de protection des animaux sauvages et de la biodiversité, de lutte contre la pollution, de régulation de la chasse, de lutte contre les lobbys industriels, le gouvernement a tout faux, comme le dénonçait Nicolas Hulot en août 2018, lui qui avant de démissionner avait pourtant accepté un poste de ministre, dans l’espoir de faire avancer les choses, même à petits pas.


Tout montre que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, l’écologie est, au mieux, une incantation du gouvernement, mais ne figure ni parmi ses axes stratégiques ni dans ses actions.


Alors, comment croire que les aspects écologiques du programme du candidat En Marche pour la mairie de Créteil trouveraient la moindre traduction concrète s’il était élu maire ou s’il entrait dans l’exécutif local ?


Pour mieux vivre à Créteil, pour la mise en œuvre de mesures écologiques, sociales et démocratiques concrètes, le mieux est d’aller voir notre programme, et, les 15 et 22 mars prochain, de voter pour la liste « Pour l’écologie, Créteil en commun », menée par David Cousy et Brigitte Laude.


(illustration empruntée à l'excellent site d'Agir Pour l'Environnement)

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