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Laurent Cathala, la candidature de trop...

Mis à jour : mars 2

Sous le titre « Municipales à Créteil : Laurent Cathala, le maire en piste pour un 8e mandat », le journal Le Parisien du 27 janvier 2020 indique que Laurent Cathala est, parmi les maires de communes de plus de 90 000 habitants, celui qui a la plus grande longévité. Il a en effet été élu pour la 1ère fois en 1977 – 43 ans déjà – et, si les électeurs le reconduisent, il est parti pour près de 50 années consécutives de mandat.


Lorsqu’on évoque le sujet, M. Cathala affirme qu’il est « en forme », qu’il est scandaleux de l’attaquer sur son âge, qu’il veut achever son action et qu’après tout, il est élu démocratiquement.


On peut ajouter que la loi est de son côté : si le cumul de mandats différents est enfin limité, aucun texte n’interdit le cumul d’un même mandat dans le temps. Pourquoi alors EELV, comme les candidats de la liste soutenue par Créteil Écologie s’engagent-ils à respecter la règle des 3 mandats successifs au grand maximum, quelle que soit la fonction élective ?


L’inscription d’une action politique dans la durée, la nécessité d’avoir du temps pour aménager une ville, le respect de la démocratie sont des arguments recevables. Mais, pour cela, 2 – exceptionnellement 3 – mandats (soit 18 ans pour un maire) sont suffisants. Au-delà, nous savons tous que le système mis en place à l’origine a tendance à se verrouiller et à exclure, en mobilisant des réseaux d’influence, les moyens municipaux, pas toujours à bon escient, en faisant pression sur les associations et les individus qui craignent de perdre qui leurs subventions, qui les petits avantages qu’ils ont pu obtenir de leur proximité avec le maire et sa cour.


Surtout, trop de mandats successifs, en particulier en France où les maires disposent de larges prérogatives, conduisent inévitablement à l’exercice solitaire du pouvoir. Un maire réélu à plusieurs reprises acquiert de l’expérience, de la notoriété, une grande confiance en lui et développe des stratégies pour rendre son autorité incontestable. Il cesse de consulter sa majorité, neutralise les meilleurs de ses adjoints, qui pourraient vouloir prendre sa place, dénigre l’opposition pour limiter les débats et empêcher la contestation. Toute proposition, toute critique, toute idée qui ne vient pas de lui-même ou de son entourage immédiat deviennent intolérables. Et finalement, à l’exception de quelques grands projets emblématiques et bien visibles qui jalonnent les mandats successifs – parce qu’il faut bien avoir quelque chose à dire à ses électeurs tous les 6 ans – l’immobilisme s’installe et se prolonge.


En une période où le changement climatique s’accélère, où les exigences d’écologie, de lutte contre l’accroissement des inégalités sociales, d’écoute et de démocratie sont au plus haut, Créteil, comme toutes les autres grandes villes, comme l’ensemble de la planète, ne peut plus se contenter de reproduire les schémas du passé pendant les 6 prochaines années.


Pour faire de Créteil une ville exemplaire du XXIème siècle, choisissez la liste Pour l’écologie, Créteil en commun, conduite par David Cousy et Brigitte Laude, soutenez-nous aux élections municipales des 15 et 22 mars prochain.


* la photo d’illustration de ce billet est extraite du site de l’Assemblée nationale (archives de la 10ème législature – 1983)

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