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  • Creteil en Commun

Paroles de militant

Pour moi, l’écologie c’est un choix de conviction. Avec le changement climatique, dont on voit les effets tous les jours en Australie, dans les îles du Pacifique, en Afrique. La banquise fond à toute vitesse, les glaciers disparaissent, les températures augmentent partout, le niveau de la mer monte, la fréquence et la violence des tempêtes s’accroissent.


Mais les effets, on les observe aussi tout autour de nous. C’est la pollution de l’air au-dessus de la région parisienne et des grandes villes, qui se traduit par une épaisse brume colorée le matin dès le lever et par une petite toux persistante qui vous prend même lorsque l’on n’a ni asthme, ni problèmes respiratoires. Ce sont les oiseaux que l’on n’entend plus chanter, la population des abeilles qui s’effondre, les papillons et les insectes qui se font rares.


Mon engagement écologiste vient aussi d’une certitude : on ne peut plus continuer comme avant. Le temps nous est compté. C’est donc une affaire de double responsabilité, individuelle et collective.


En termes de responsabilité individuelle, nous avons tous notre rôle à jouer. En réduisant notre usage du plastique et de produits polluants, en privilégiant une consommation alimentaire bio et d’origine locale – qui a en outre l’avantage de nous garder en meilleure santé, en réduisant notre consommation de viande, en limitant nos déplacements motorisés, y compris en avion (j’en vois qui renâclent, avec plein de bons arguments sur les échanges interculturels, les voyages qui forment la jeunesse, etc. Mais l’avion n’en reste pas moins un mode de transport particulièrement polluant), en restreignant notre consommation de produits non nécessaires – tels que les article de mode – et de matériel électronique.


Collectivement, nous, écologistes et citoyens, devons agir à tous les niveaux, reprendre la maîtrise des décisions politiques et économiques, du local au national et à l’international. De la désobéissance civile – pacifique, toujours pacifique – à l’encouragement d’initiatives locales, par l’opposition aux grands projets inutiles et énergivores (Notre-Dame des landes, Europacity…), de la participation active au soutien financier apportés aux grandes ou moins grandes ONG environnementales (les Amis de la terre, Greenpeace, le WWF, Bloom, chère à mon cœur), nos moyens d’action directe sont nombreux et peuvent être déterminants. Politiquement, nous devons réinvestir les institutions républicaines pour diffuser, puis imposer démocratiquement nos valeurs à des élus qui n’ont souvent que le but de se maintenir au pouvoir, comme à Créteil par exemple.


Sur le plan économique, la lutte doit être sans merci contre les multinationales (Total, Sanofi, Danone, Suez et tant d’autres), le libre-échange, les lobbys qui nous ont menés où nous sommes aujourd’hui. Quoi qu’ils prétendent, la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde de la planète, le développement durable ne sont au mieux, pour eux, que des objectifs seconds, derrière la maximisation du profit pour leurs actionnaires et dirigeants. Il est impératif que nous les empêchions de s’arroger toujours davantage de pouvoir en nous opposant aux accords et traités internationaux qui visent à les soustraire aux juridictions nationales et en incitant nos gouvernements à s’attaquer aux situations de monopole et aux abus de position dominante chaque fois que c’est possible.


Faut-il s’engager dans un parti ? Europe Écologie Les Verts (EELV) pourrait aspirer à être le mieux placé pour promouvoir l’écologie et accompagner celles et ceux qui veulent mener de vraies politiques écologiques, à l’échelle locale comme à l’échelle nationale. Tous les autres partis, bien obligés, ont ajouté un chapitre « Écologie » à leur programme, mais il est illusoire de penser que, sans écologistes, l’écologie pourra être au centre des politiques qu’ils mèneront.


Cependant, lorsque EELV fait les mauvais choix, lorsque les instances privilégient des intérêts particuliers à la promotion de l’écologie et des valeurs sociales et démocratiques qui en sont le complément indispensable, dans ce cas nous devons sans hésiter continuer à mettre nos valeurs en avant et poursuivre notre chemin avec détermination.


C’est pourquoi, pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains à Créteil, je m’inscris pleinement au sein de la liste Pour l’écologie, Créteil en commun et j’invite tous les démocrates et les écologistes sincères, même débutants, même hésitants à nous rejoindre et à nous soutenir par leur vote.


Dominique

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