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  • Creteil en Commun

Petit florilège des promesses non tenues...

... sous le mandat de Laurent Cathala entre 2014 et 2020


Dans la magnifique plaquette de 32 pages en quadrichromie sur papier glacé, que tous les Cristoliens ont reçue dans leur boîte aux lettres début février, Laurent Cathala n’est pas avare de promesses. Nous en avons compté très exactement 146.


En ces temps où le sentiment d’urgence climatique et la nécessité de l’écologie se répandent dans la population, tout particulièrement chez les jeunes, Laurent Cathala a compris qu’il ne pouvait plus faire l’impasse sur l’écologie. Sa nouvelle priorité est donc de faire de Créteil « un modèle de ville écologique ». Il propose un plan en 19 points dont la protection de la biodiversité, la systématisation de la récupération des eaux de pluie et des piscines, l’adoption d’un plan vélo ambitieux, l’adoption d’un plan pour la rénovation thermique des logements de Créteil habitat, le doublement de la part des produits bio dans la restauration collective, etc.


Sur ces 19 points, 10 sont directement inspirés du programme de la liste Pour l’écologie, Créteil en commun. Bonne nouvelle, qu’il soit allé chercher son inspiration à bonne source, si son plan est mis en œuvre. Les idées sont à tous, ce qui importe, ce sont les actes !


Mais ce qui est ennuyeux, c’est qu’il n’y a aucune raison de croire que les belles promesses seront suivies d’effets.


En 2014, lorsqu’il s’est représenté aux élections municipales pour la septième fois, avec un slogan un peu plus sobre qu’aujourd’hui (« La passion de la ville »), Laurent Cathala nous promettait « 50 % de produits biologiques dans la restauration scolaire ». En 2019, nous en sommes précisément à 10 %. Très, très loin de son engagement de 2014, et même si, pour une fois, il devait tenir sa promesse, en doublant la part des produits bio dans la restauration collective entre 2020 et 2026, celle-ci atteindra tout juste 20 % en 2026 ! Pour nous, le droit à une alimentation saine est une priorité : nous nous engageons à passer à 50 % de bio dans les cantines dès 2022.


Quand Laurent Cathala propose encore aujourd’hui «d’adopter un plan vélo ambitieux», quelle confiance devons-nous lui accorder ? En 43 ans de présence ininterrompue à la mairie, Laurent Cathala et ses équipes n’ont eu ni le temps, ni les moyens de mettre en place un réseau cyclable cohérent et sécurisé, les seuls tronçons considérés comme sûrs par les cyclistes (Tégéval, RD19) ayant été installés à l’initiative du département et de la région. Pourquoi devrions-nous croire qu’il en aurait la volonté au cours des 6 prochaines années ?


Et Cristolib, où en est-on ? En 2014, Laurent Cathala s’engageait à « étendre Cristolib à l’ensemble de l’agglomération ». Aujourd’hui, c’est toujours un système autarcique, replié sur la ville et avec des vélos que personne n'utilise.


Faire un catalogue des engagements non respectés par le maire sortant serait long et fastidieux. Rappelons juste qu’il promettait de diminuer de 2 % par an les émissions de gaz à effet de serre dès 2015, grâce à l’adoption du Plan climat énergie territorial. Le plan a finalement été signé en 2019 et pour la réduction du CO2 et de la pollution, nous attendons toujours. Laurent Cathala promettait aussi la création d’un village de l’économie solidaire au centre commercial de la Habette, l’aménagement d’un écoquartier à l’Echat : à la place on nous annonce une tour de 40 étages et 140 mètres de haut.


Mais le secteur du développement durable cher à notre cœur n’est pas le seul à avoir fait l’objet de promesses sans lendemain : où sont la « maison de la prévention et de la santé, afin de mieux informer, orienter et accompagner les citoyens », le « plan de prévention du bruit dans l’environnement », ou « l’accès interactif aux musées du monde entier » censé être installé à la Maison des Arts, pour ne citer que quelques exemples ?


Autant d’engagements pris en 2014, autant de promesses non tenues de 2014 à 2020. Jugez par vous-même, le constat est édifiant, et on ne peut éviter le sentiment étrange de relire sans cesse le même document de campagne, d'élections en élections...


Mais il n’aura pas suffit de ne pas tenir ses engagements. le bilan du précédent mandat, c'est aussi le refus de tout débat démocratique sur un service public pourtant essentiel, celui de l’eau.


En octobre 2019, moins de 6 mois avant les élections municipales, en tant que président du territoire Grand Paris sud-est avenir (GPSEA), qui regroupe Créteil et une quinzaine de communes environnantes, Laurent Cathala a signé le contrat de gestion du service de l’eau avec le groupe SUEZ pour les 20 prochaines années.


Ce que Laurent Cathala présente comme une grande victoire, la baisse temporaire du prix de l’eau à Créteil et dans les communes environnantes, c’est un (tout petit) cadeau fait par SUEZ en échange d’un renouvellement de la concession de service public de l’eau pour 20 ans. Autant dire que pour le groupe SUEZ, qui peut maintenant inscrire dans ses comptes prévisionnels des ressources stables et sûres qui se comptent en millions d’euros pour les 20 prochaines années, il s’agit d’un coup financier de premier ordre, tandis que le GPSEA et ses habitants se sont fait rouler dans la farine. A la fin, le prix de l’eau reste très élevé, et supérieur de 35 % à celui de Paris où l’eau est gérée par une régie publique.


Et que dire de l’entourloupe qui consiste à renouveler une concession de service public pour 20 ans moins de 6 mois avant les municipales, et alors que le contrat en cours ne s’achevait qu’en 2022 ? Cela revient à préempter le choix des électeurs pour 20 ans et à compliquer tout changement de direction que souhaiterait mettre en œuvre une nouvelle majorité municipale.


Mais peut-être Laurent Cathala, l’empereur de Créteil comme le surnomment ses amis socialistes dans un article récent du Monde, considère-t-il qu’il est indétrônable et qu’il n’a pas trop à se soucier de consultations électorales qui, chaque fois, le confirment dans ses choix et certitudes ?


Cette fois-ci, donnons-lui tort et votons pour la liste « Pour l’écologie, Créteil en commun », conduite par David Cousy et Brigitte Laude, aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

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